Il existe plusieurs procédés de construction de maisons en bois. Les deux principaux sont les maisons en bois massif, composées de rondins ou de madriers empilés, et plus récemment de panneaux massifs formés de planches de bois collées, et les maisons à ossature bois.

maison à ossature bois

Le principe de la maison à ossature bois, très ancien, est mis en œuvre dans ce que l’on appelle traditionnellement les maisons « à colombage » ou « à pans de bois », que l’on trouve dans plusieurs régions françaises et qui contribue à leur identité : Alsace, Normandie… Il s’agit d’une structure porteuse de montants verticaux et horizontaux en bois, dont les vides sont comblés par des matériaux de remplissage. Autrefois, le contreventement était assuré par des traverses en croix ou en diagonale, et des briques, de la terre mélangée à de la paille ou des pierres assuraient le remplissage, avec souvent un enduit de protection et de finition à la chaux.

Aujourd’hui, le principe a été normalisé : la structure doit respecter la norme NF P 21-204, DTU 31.2 « Construction de maisons et bâtiments à ossature bois ». Les murs sont composés de montants verticaux en bois de faible section cloués à intervalles serrés et réguliers (40 ou 60 cm) entre deux lisses de bois horizontales, et contreventés par un voile en panneaux dérivés du bois placé du côté extérieur ou intérieur. Le système constitue ainsi des panneaux porteurs formant les murs, sur lesquels viennent reposer les planchers ou la charpente. Les niveaux s’empilent ainsi, les uns sur les autres. Ils sont fabriqués soit au sol sur le chantier, et ensuite levés, soit en atelier puis acheminés par camion et positionnés avec une grue – car le système utilise des sections de petites tailles facilement transportables et assemblables.

maison isolant en rouleau

Les vides sont remplis par un isolant en rouleau ou en panneaux, protégé côté extérieur par un film pare-pluie devant lequel est appliqué un revêtement de finition (bardage en bois, en matériaux composites, enduit sur isolant extérieur) décollé du mur par des tasseaux permettant une ventilation. À l’intérieur, le panneau est fermé par un pare vapeur devant lequel est posé un habillage (plaques de plâtre, lambris, panneaux bois…).

Les avantages de ce procédé sont liés à sa facilité et à sa rapidité d’assemblage, ainsi qu’aux possibilités de standardisation et de préfabrication qu’il offre. Cela permet d’optimiser la conception, la fabrication et l’assemblage de la construction d’une maison. En effet, les montants sont de section standardisée et de petite longueur , on peut même les acheter pré coupé, en bois résineux (abondants en France), ce qui permet à des petites entreprises de les mettre facilement en œuvre. Ce procédé offre de nombreuses possibilités architecturales, excepté pour les grands volumes et les doubles hauteurs.

Le Centre national du bois a même mis au point un système global, appelé Maison bois outil concept (MBOC), qui fournit un cadre de références unique pour les commerciaux (chiffrage), les concepteurs (architectes) et les constructeurs (charpentiers). Il permet de connaître précisément dès la conception les coûts, les détails de fabrication et d’assemblage, et les délais de construction selon un référentiel commun. Les différents intervenants suivent une formation pratique et théorique, et ont à leur disposition des outils de travail et une assistance technique (logiciels de dessin utilisant les sections prédéterminées, couplés avec un logiciel de gestion et de chiffrage, remorque entièrement équipée pour la construction…). La sécurité, les détails d’étanchéité, les matériaux – sections de bois massives et éléments composites –, les moyens de levage, tout est défini pour optimiser le travail de chacun des acteurs et éviter les interruptions de chantier.

maison bois outil concept